
Équipe artistique :
Dino Ahmad Ali (Artiste visuel) https://ahmadali.fr/
En collaboration avec Nidhal Chemengui et Wael Bouargoub (Médiation auprès des habitants et enregistrement podcast)
Production :
Echos Electrik
Planning :
Du 01 au 12 Avril 2026
Lieu :
Installation à Ksar El Ferch
Thématique :
L’arbre à paroles propose un espace où se croisent mémoire du lieu, participation collective et expérience visuelle. Elle invite les visiteurs à découvrir le Ksar à travers les regards et paroles de celles et ceux qui l’habitent et le font vivre aujourd’hui.
Conférer au site Ksar El Ferch un statut culturel et artistique et valoriser ce patrimoine emblématique local, tel est l’objectif de cette résidence Land Art. À proximité de l’entrées, un Olivier que l’aridité de la région à séché se dresse, transformé en support de mémoire collective. Sur ses branches, des rubans calligraphiés se déplacent au gré du vent. Ils ont été réalisés avec les habitants et les artisans, au cours de rencontres consacrées à l’histoire et à l’avenir du Ksar et de la région qu’il représente. Chaque habitant rencontré a choisi deux mots, l’un lié au passé, l’autre tourné vers l’avenir. L’ensemble forme une mosaïque de voix et de points de vue qui raconte le lien entre la communauté et son territoire.
Ces rencontres, animées par l’artiste Dino Ahmad Ali et ces collaborateurs, sont enregistrées pour donner naissance à une série de podcasts, permettant de prolonger l’œuvre et de partager ces témoignages avec un public plus large.
Derrière l’arbre, une structure composée de 190 tasseaux en bois peints dans des couleurs primaires est réalisée collectivement lors d’ateliers participatifs. Cet élément complète l’installation et crée une interaction visuelle avec l’arbre. Lorsque le visiteur regarde à travers ces lignes colorées, un effet optique apparaît : les couleurs se superposent aux branches et produisent une impression de vibration ou de pixellisation, qui évolue selon la lumière, le vent et la position du spectateur. Cet effet visuel confère à l’arbre une présence nouvelle, comme s’il se réanimait au contact du mouvement et de la couleur.
Artiste syrien formé aux Beaux-Arts de Damas, Dino Ahmad Ali développe une pratique fondée sur l’illusion optique et l’expérimentation visuelle. Ses œuvres — installations, anamorphoses, street art, tableaux interactifs ou créations numériques — explorent les limites de la perception. Au cœur de sa démarche, l’interaction avec le public devient un élément central, générant un véritable dialogue sensoriel et cinétique entre l’œuvre et le spectateur.